TIGER WOODS: Un nouveau combat pour assoir sa légende

« Tiger Woods peut-il remporter à Augusta ? » La question, souvent posée ces quinze dernières années avant chaque édition du Masters, est devenue systématique. On se dit tout le temps la même chose et qui se passe presque d’arguments et de démonstrations : « Oui, parce que c’est Tiger, à Augusta ». Avec ses 15 majeurs il la suffisamment prouvé : le parcours géorgien est son jardin.

Néo-pro, il y a gagné son premier titre du Grand Chelem en 1997, établissant à 21 ans un record du plus jeune, qu’il tient toujours. Numéro 1 mondial, il y a endossé trois vestes vertes et signé cinq top 10 au cours des années 2000, sa décennie de règne sans partage sur le golf. Même en étant blessé, il y est allé au delà des espérances, jusqu’à cette mémorable édition 2019 remportée devant l’élite actuelle du golf planétaire.

Peut-il à nouveau réaliser cet exploit ? Cette semaine, certains observateurs annoncent que ce Majeur pourrait être son ultime en tant que champion en titre, malgré que les résultats du Californien en 2020 ne soit pas en sa faveur. En six tournois joués depuis la fin du confinement, Woods n’a pas été à la lutte pour la gagne sur les tournois disputés, et n’a joué sous le par que huit fois en vingt-deux tours.

Très écarté de son meilleur niveau depuis sa victoire au Japon en octobre 2019, qui lui avait permis de rejoindre le record de 82 titres sur le PGA Tour établi par Sam Snead en 1965, il arrive donc pour ce tournoi, en Géorgie sans garanties sur son état de forme et ses chances de victoire. Et pourtant, il peut gagner, car c’est Tiger, à Augusta…

« Il se sent très à l’aise sur ce parcours, et il le connaît extrêmement bien. Je ne sais pas dans quel état est son jeu, mais d’une façon ou d’une autre il arrive toujours à en tirer le meilleur quand il joue le Masters », résumait dimanche dans les colonnes de Golfweek.com José Maria Olazábal, lauréat en 1994 et 1999. Les performances de Woods au Masters ces dernières années le prouvent : même en arrivant de « nulle part », il est capable d’y être performant. Comme en 2010, alors qu’il disputait son premier tournoi en six mois. Comme en 2011, où en dépit d’un petit jeu défaillant il terminait à nouveau quatrième. Comme en 2013 également, où malgré l’imbroglio de son drop au 15 lors du deuxième tour et la pénalité de deux coups infligée le lendemain matin, il parvenait à nouveau à finir quatrième à quatre longueurs.

« Il faut toujours s’attendre au meilleur de sa part. Peu importe ce qui s’est passé avant, c’est un joueur d’exception. Il adore Augusta, le parcours lui convient parfaitement, donc il faut s’attendre à ce qu’il joue bien », complète Larry Mize, vainqueur en 1987. Et s’il est dans le coup, il peut gagner. Jack Nicklaus, ambassadeur de la célèbre manufacture horlogère suisse Rolex comme lui, l’a bien fait en 1986, à 46 ans… « Perpetual » est inscrit sur le cadran de leurs montres. Ils le sont eux aussi !